mardi 7 juin 2011

Communication #9: La descente vers le Camp de Base

Après une bonne nuit de repos bien mérité pour tous les membres de l'équipe, nous avons décidé que le temps était venu, finalement, de redescendre plus bas sur la montagne. La fenêtre de météo favorable tirait à sa fin et les conditions (très glacées) des couloirs menant vers le North Peak  étaient peu accueillantes à une ascension rapide et sécuritaire. Il ne nous restait donc une seule option; évacuer la montagne en redescendant du High Camp (5250 m) vers le Camp de Base (2150 m).

C'est alors qu'autour de midi nous avons quitté le High Camp, qui avait toutefois doublé en population depuis 2 jours, pour retraverser l'arête du West Butress (cette fois-ci sans les vents!) et redescendre au Basin Camp (C3). Une fois au C3, nous avons tout simplement démonté la tente restante et rechargé les sacs avec tout l'équipement. Ensuite, après une rapide discussion avec une autre équipe québécoise, nous avons prit le chemin du Windy Corner, vers le C2.

L'arrivée au C2 se fit vers les 20h et la météo était plutôt neigeuse (white out). Nous allions enfin pouvoir reprendre nos traîneaux d'expédition ainsi que nos skis, et mieux répartir le poids de notre charge, qui était encore assez impressionnant >100 lbs chacun.... Après cette pause de près d'une heure, nous sommes reparti de nouveau, car c'est le Camp de Base que nous avions en tête! Nous avions déjà appliqué cette stratégie au Mt-Logan en 2009. Nous étions tous prêt à tirer nos charges toute la nuit s'il le fallait pour atteindre le Camp de Base et espérer nous faire récupérer par l'avion de brousse de Sheldon Air le lendemain matin.

Suite à venir....

vendredi 27 mai 2011

Communication #8: Le sommet

En profitant d'une accalmie des vents, l'équipe a entamé sa progression vers le High Camp (camp avancé ou camp 4) à 5250 mètres. La première section jusqu'en haut des cordes fixes se fit sans problèmes, les montées d'acclimatation précédentes ayant porté fruit. Le départ matinal nous permis de parcourir l'arête malgré les vents et les difficultés techniques. Une fois arrivé au camp, nous avons constaté avec  mécontentement que les murs de neige du Camp Avancé avaient été complètement rasés par la tempête des jours précédents. En valeureux guerriers nous avons dû reconstruire la muraille alors que le vent sévissait toujours. Finalement, après  de nombreuses heures épuisantes, l'équipe pu finalement préparer son repas et prendre du repos.

Atteints par le gain en altitude et la fatigue de l'exercice de la veille, les membres de l'équipe sortirent leur corps endolori de leur douillet (mais puant) sac de couchage pour accomplir leur rituel habituel du matin. Une fois équipés et préparés, Francois, David et Alexandre partirent vers le sommet alors que Jonathan fut contraint de rester au Camp Avancé, en regard à sa condition physique. 

Au cours, d'une journée épique de neuf heures, nous avons affronté le vent et le froid (et des Italiens en combinaison Montura) pour finalement mettre les bottes sur le toit de l'Amérique du Nord! Alex et François atteignirent le sommet, tous deux en solo, vers 15h15. David les suivit une heure plus tard accompagné d'une équipe Allemande. 

Félicitation à toute l'équipe!

dimanche 22 mai 2011

Communication #7: On s'apprête à quitter le Camp 3 et à poursuivre l'ascension

Hier, l’équipe était toujours en attente d’un temps plus clément au Camp 3. Le vent soufflait à 35 milles/heure. Pour protéger leur campement, les membres ont érigé un mur de neige. Ils ont l’impression de faire du sur-place depuis 11 jours. Ils attendent que le vent se calme pour reprendre la route. Pour aujourd’hui, on annonçait des vents de 10 milles/heure, donc de bien meilleures conditions. Si cette prédiction se matérialise, l’équipe reprendra sa route vers le Camp 4. Si le vent est toujours relativement calme, demain, ils prévoient atteindre le sommet du mont McKinley par la face sud. Le lendemain, ils se proposent de passer par le flanc nord. La plus grande incertitude reste l’intensité du vent, mais les nouvelles récentes ont redonné confiance à l’équipe.
Alex fait dire qu’il aime sa blonde … les autres gars aussi. À bientôt.

mardi 17 mai 2011

Communication #6: Au repos au Camp 3 - mauvais temps

L’équipe va peut-être rester  au repos au Camp 3 jusqu’à vendredi. Le temps est très venteux et pose des difficultés aux escaladeurs. Dès que le temps sera plus clément, l’équipe fera une nouvelle montée au Camp 4 (5,243 m d’altitude) pour s’y installer. De là, il leur faudrait moins de 4 jours pour se rendre au sommet du Mont McKinley. Pour le moment, la prudence est de mise. Entre-temps, on poursuit l’acclimatation. À bientôt.

dimanche 15 mai 2011

Communication #5: Montée au Camp 4 - 15 mai 2011

Aujourd’hui, l’équipe s’est rendue au Camp 4 pour déposer du matériel, surtout de la nourriture pour une période d’attente de 6 jours au besoin.  La distance en altitude entre le Camp 3 (4,328 m) et le Camp 4 (5,243 m) est d’environ 900 m, une distance significative. Ce trajet, lorsque la concentration d’oxygène est réduite, est épuisant.
Le temps prévu pour demain est incertain : on annonce un temps venteux, peu propice à l’escalade. Si le temps est mauvais, l’équipe prendra une journée de repos. Si le temps est raisonnablement clément, elle retournera au Camp 4.
Les variations de température sont appréciables. Le jour, quand il fait beau, la température peut grimper à +10 degrés Celsius. La nuit, la température peut descendre sous -10 degrés Celsius. À cette altitude, ce n’est pas tant le froid qu’on redoute que le vent, mais les membres de l’équipe sont prudents et expérimentés. Ils se portent tous très bien - aucun malaise ou problème de santé à signaler. All is good.

vendredi 13 mai 2011

Message #4: En phase d'acclimatation au Camp 3

L’équipe a passé les 3 derniers jours au Camp 3 (Basin Camp), situé à 4,328 m, pour s’acclimater à l’altitude. Ils se portent bien et sont en santé.
Demain, ils partiront en direction du Camp 4 (High Camp), situé à 5,243 m, pour y déposer une charge de ravitaillement. Ils estiment pouvoir atteindre le sommet du South Peak (6,194 m) dans approximativement 4 jours. À bientôt.

samedi 7 mai 2011

Projet Denali: Communication #3 - Refuge à Motocycle Hill Camp - Camp #2

L’équipe a maintenant achevé la construction de son refuge au Camp 2 à Motorcycle Hill, toujours à 3,353 m d’altitude. Une excellente initiative, car nos aventuriers ont essuyé une petite tempête de neige. Ils achèvent le transport des vivres au Camp 2.
Dès que le climat le permettra, ils se transporteront vers une nouvelle cache située à 3,810 m d’altitude. Il s’agit d’un point de chute à peu près à mi-chemin entre le Camp 2 et le Camp 3 (appelé Basin Camp) situé à 4,328 m d’altitude.
Nos aventuriers profitent de leur dernière communication via satellite pour souhaiter une très heureuse Fête des mères à leur maman chérie. À bientôt.

Denali: Ascension vers le Camp #2

L’équipe a maintenant établi son camp #1 à 2,300 m et elle a commencé à transporter sa nourriture et son équipement au camp #2 (Motorcycle Hill Camp) situé à 3,353 m d’altitude. La prochaine étape sera de s’installer pour passer la nuit au camp #2.
L’équipe n’a pas perdu son intérêt pour la politique canadienne. Ils savent maintenant que Steven Harper a été réélu et qu’il forme dorénavant un gouvernement majoritaire. Les gars sont déçus. Ils n’ont pas perdu leur intérêt pour le hockey. Ils ne savent pas encore que les Canucks ont pris une avance sur les Predators.
Alex fait dire qu’il adore sa blonde. Les autres gars aussi.

lundi 2 mai 2011

Communication #1: 1er mai 2011

Aujourd’hui, nous sommes le 1er mai 2011. L’équipe ne peut plus remettre le blogue à jour et elle passe le relai au père de François Desrochers qui, dorénavant, recevra des communications par téléphone satellite et les rapportera sur le blogue.
1re mai 2011 – 21 h 14 (heure de Gatineau, QC)
François nous informe que l’équipe a maintenant atteint le glacier du Mont McKinley situé à 2200 m d’altitude. Les membres de l’équipe se sentent bien – aucun malaise ni problème de santé.  Demain, le 2 mai, les membres continueront leur ascension pour aller établir leur camp de base. Ils prévoient que 2 voyages aller-retour seront nécessaires pour transporter leur matériel au camp de base.

samedi 30 avril 2011

Il était une fois dans l'ouest...

Talkeetna (107m): dernier bastion de civilisation avant le plus haut sommet de l'Amérique du Nord. Dernière vérification du matériel et pesée. Nous prendrons notre envol demain, si les conditions le permettent, en direction du camp de base sur le glacier Kahiltna (2200m). 


MounTo en chiffres:


1 Montagne, 4 athlètes, 32 jours, 265 lbs de nourriture et 450 lbs équipements. Poids total de l'expédition: 1493 lbs.

Suivez notre progression via notre localisateur Spot à l'adresse suivante: http://share.findmespot.com/shared/faces/viewspots.jsp?glId=0xIeAEzBo6BqVWoPxLXGUXsg1qRXaqDPo








Talkeetna (107m): last trace of civilization before the highest peak in North America. We will be flying in tomorrow, if the weather is good, to base camp on Kahiltna Glacier (2200m).

You can now follow our progress at: http://share.findmespot.com/shared/faces/viewspots.jsp?glId=0xIeAEzBo6BqVWoPxLXGUXsg1qRXaqDPo

mardi 19 avril 2011

Vidéo de l'expédition MounTo Logan 09

Bientôt, mes compatriotes partiront pour une autre expédition, celle-ci en Alaska. Je pense bien que ce vidéo sera les motiver et leur rappeler comment nous vivons des moments privilégiés lors d'expéditions d'envergures.

J'espère que ce vidéo vous plaira à vous aussi. Il est bref mais il fait un survol des moments forts de notre expédition sur le Mont Logan. Vous remarquerez qu'il n'y a pas de séquences du sommet dû au gèle des caméras ou de la qualité de celles-ci.

Bon visionnement: http://vimeo.com/22567057
En HD et avec du son svp!

Bonne chance à toute l'équipe pour le Denali!

Sébastien L.

vendredi 11 février 2011

Critique d'équipement : Sac à dos d'expédition Arc'teryx Bora 95

Lors de notre expédition au Mont Logan en 2009 et pour la prochaine expédition sur le Denali en 2011, l'équipe MounTo devait trouver un sac d'expédition  avec une construction solide, une capacité de chargement élevée (pour ne pas dire monstrueuse), pratique et confortable même avec les charges les plus lourdes. L'équipe a donc arrêté son choix sur le sac d'expédition Bora 95 de la compagnie canadienne Arc'teryx.
Alexandre (avec son Bora 95) et François en route
vers le camp 1 du Mont Logan en 2009
Sac le plus volumineux de la gamme de sacs à dos chez Arc'teryx, il prend sans problèmes le volume et le poids nécessaires à une expédition en climat arctique ou à une sortie de camping d'hiver. Toutefois, le choix de ce sac n'est pas à négliger pour l'utiliser en trek lorsqu'une grande capacité de chagement est requise. Ce sac est disponible dans trois grandeurs de dos et les bretelles ainsi que la  ceinture de taille sont interchangeable  afin que l'ajustement du sac de l'utilisateur soit le mieux possible. L'utilisation de deux densités de mousse dans les bretelles donne un confort inégalé, peu importe la charge du sac. De plus, afin de stabiliser et de mieux répartir la charge sur les hanches, la ceinture de taille du Bora 95 possède deux sangles supplémentaires qui sont directement reliées à deux tiges en composite placées latéralement à l’armature d’aluminium.  Ce système augmente considérablement la stabilité et l’efficacité de l’armature en V bien connue sur le Bora 80 et les autres volumes existant auparavant dans la série Bora-Briza.
Le sac est extrêmement bien conçu autant par le choix de tissus très résistants à l'abrasion (le bas du sac est doublé pour augmenter sa résistance) que pour une durabilité exceptionnelle au niveau des fermetures éclair que des coutures. Le sac possède une très bonne résistance à l'eau et la neige avec le déperlant (ou traitement DWR[1]) qui a été appliqué sur les tissus en combinaison avec les fermetures éclair WaterTight (technologie aussi retrouvée dans leur gamme de manteaux) qui sont aussi résistantes à l'eau, la neige et la glace. Pour ceux qui seraient intéressés par un sac imperméable, extrèmement résistant et plus léger d'un volume semblable, il existe dans la gamme AC2 d’Arc'teryx le Naos 85 litres.
  
La cavité occipitale d'un sac de
la série Bora
L'intérieur du sac a aussi été pensé de façon à pouvoir mieux voir le contenu avec la présence d'un tissu vert clair à l'intérieur qui réfléchit la lumière du jour ou celle de votre lampe frontale. D'autres fonctions pratiques sont aussi intégrées au sac tel un zip d'accès dans le bas du sac (avec une section refermable pour faire un compartiment idéal pour le sac de couchage) et un autre sur le côté pour accéder au contenu sans toutefois être obligé de le vider de celui-ci. Six sangles de compression permettent pour leur part de réduire le volume du sac si nécessaire et d'accrocher différents items sur les côtés. Pour leurs part, deux daisy chains et les deux porte-piolets permettent d'accrocher tout le matériel nécessaire à l'extérieur du sac. La poche kangourou (kangaroo pocket), qui est séparée du compartiment principal, permet le rangement d'items comme une pelle à neige ou de la sonde d'avalanche et d'un manteau pour y avoir accès rapidement. Finalement, la cavité occipitale qui permet de laisser un dégagement à l'arrière de la tête même avec un casque ou le capuchon d'un manteau permet une bonne liberté de mouvement.

La dernière fonctionnalité intéressante est que le sac de tête, dans lequel se range le sac d'hydratation, s'enlève facilement et rapidement pour se transformer en sac de taille avec une ceinture de taille en sangle déjà intégrée. Cela permet d'avoir un sac idéal pour une courte excursion ou un summit push ultraléger.

Comme toute bonne critique se doit d’être constructive, il faut aussi noter quelques modifications qui seraient appréciées des utilisateurs. D’une part, les nouvelles poches pour bouteilles ergonomiques instaurées en 2007 sont assez pratiques pour les bouteilles régulières, mais perdent un peu de leur utilité en condition hivernale. Il serait plus avisé d’en conserver une, d’un côté seulement, tout en réintroduisant la wand pocket, plus large et spacieuse, de la dernière génération de Bora (2004-2006) de l’autre côté. Ceci permettrait aux alpinistes et randonneurs le transport plus efficace de pièces d’équipement longues qui se porte sur le côté du sac. Notons, par exemple, les pôles de tentes, les piquets à neige et autres objets qui se placent bien dans ladite wand pocket plus large du Bora 95. De plus, la longueur des sangles d’attache pour matelas de sol devrait être augmentée d’un bon 10 cm (4’’) pour donner plus de facilité aux utilisateurs qui transporte un matelas en mousse à cellules fermées (Thermarest), comme c’est souvent le cas lors d’expédition en montagne. En terminant, la pochette interne dans la kangaroo pocket devrait avoir une ouverture plus pratique pour y glisser la main. L’ouverture devrait selon nous être munie du même type de fermeture éclair, mais positionnée légèrement en diagonale, ce qui rendrait l’introduction de la main plus facile jusqu’au fond de cette longue pochette. Aussi, le tissu employé du côté externe (vers la kangaroo pocket) devrait être élastique (tel le nylon-spandex Durastretch de Tweave utilisé dans les sacs AC2) pour rendre l’utilisation plus polyvalente.
En conclusion, le Bora 95 est une référence en ce qui attrait dans se type de sac et autant son confort, ses nombreuses fonctionnalités que sa qualité exceptionnelle de construction font de se sac le choix de l'équipe MounTo pour ses expéditions futures.


[1] L'abréviation DWR est utilisée en anglais pour le terme Durable Water Repellant

mercredi 5 janvier 2011

Légende de la création du Denali

Tout commença avec Yako, ancien shaman Athabasque, dont les pouvoirs transformaient les vilains hommes en animaux, en oiseaux ou en abeilles. Il pouvait aussi donner l'immortalité aux créatures de la forêt avec la reproduction printanière. Yako décida de partir explorer les terres connues, comme les terres des couchers de soleil dans les lointaines contrées de l'ouest afin d'y trouver une épouse. Lorsque, après plusieurs semaines à naviguer sur les eaux tumultueuses, son canot accosta sur la rive du village du chef Totson, une jeune femme au visage délicat et lumineux s'approcha alors de Yako pour lui donner sa jeune et magnifique fille afin qu'elle devienne son épouse.
Cette décision déplu fortement à Totson, chef de guerre des corbeaux[1], hargneux de nature et qui contrairement à Yako, trouvait du plaisir dans la souffrance de la mort des animaux et des hommes. Jaloux, Totson empoigna sa lance magique de guerre et l'aiguisa avant de se lancer à la poursuite de Yako sur les mers. Avec sa magie, Totson créa une tempête gigantesque sur le chemin de Yako pour le détruire, mais la grande connaissance de la magie de Yako lui permis de se créer un passage dans les eaux déchaînées où les vents et les vagues tentait de faire des fonds marins le lieux de son dernier repos.
Toujours dans sa quête de vengeance pour l'affront qu'il lui a été fait, Totson pris sa lance magique qui n'avait jamais manqué sa cible et d'une main ferme et la lança dans le dos de Yako. L'ancien shaman aperçu pourtant le reflet de la pointe de lance alors quelle atteignait le point culminant dans le ciel avant de retomber vers sa cible. Invoquant ses pierres magiques les plus puissantes, Yako généra une vague énorme dans le ciel pour dévier la lance magique du chef de guerre. Dans sa course vers le ciel, la vague se transforma en immense montagne de roche et la lance magique éclata en plusieurs morceaux lorsqu'elle frappa à proximité du sommet de la montagne. Au même moment, le canot de Totson frappa une arête effilée de la montagne et le chef de guerre se transforma en corbeau. Yako réussit à traverser la montagne en sécurité et à revenir en toute tranquillité vers sa demeure à l'est où il eût de nombreux descendants et décida de laisser aucune personne de son peuple posséder un esprit guerrier. Les indiens de Tena, descendants de Yako, nommèrent la montagne Denali ou la haute-montagne (the high one).
Source: Davidson, Art. (1969). Minus 148°: first winter ascent of Mt.McKinley. Seattle, The Mountaineers.


[1] Selon les représentations des Athabasques, l'oiseau qu'est le corbeau aurait créer la terre en prenant des rochers dans l'océan pour construire une île sur laquelle les montagnes et les forêts se seraient développées.